Parfois, une solitude
- ldel96
- 21 mars
- 1 min de lecture

Solitaire par circonstances, solitude involontaire.
Besoin d’empathie, de tendresse ou d’autres choses.
Sans personne pour les offrir.
Les rêves se sont éloignés, inaccessibles.
Les envies s’effacent, irréalistes.
Dans les rues, ils et elles avancent sans trop d’espoir.
Attendant que les aiguilles du temps tranchent le fil de leur vie.
Parfois, un bar les recueille, refuge éphémère.
Comme un dernier salut, une dernière lueur,
On s’assemble, on boit, on reboit, on parle.
Et dans l’ivresse, renaissent les espoirs insensés.
Les voyages impossibles s’esquissent ou revivent.
Flottant entre les volutes d’alcool et les effluves de café,
Un monde irréel se tisse, fragile et incandescent.
Bâti sur les résiliences et les récits échangés.
Les voix montent, les verres se vident et se remplissent.
Battement régulier d’une vie qui se réinvente le temps d’une nuit.
Dehors, la lumière décline, la nuit s’étire.
Dedans, un soleil insensé brille, nourri des cœurs qui s’y abandonnent.
Au-delà d’eux, le monde s’efface.
Seul subsiste l’irréel qu’ils ont créé, illusoire, et pourtant si brûlant de vérité.
Il scintille de mille feux d’espoir, jusqu’à ce que le bar ferme.
Et qu’en un instant, tout s’éteigne.
Dans la rue, ils s’éloignent alors, titubants.
Leurs rêves se dissolvent dans l’obscurité de la nuit.
L’espoir se délite, ne laissant que les cicatrices de la vie adoucies par l’alcool, effacées par l’oubli.
Alors ils sombrent dans un sommeil sans songes.
Et demain, tout recommencera.
L’errance, l’attente, jusqu’à ce que le bar rouvre et qu’une vague nouvelle vienne déposer, sur le rivage du comptoir,
Un fol espoir.
Commentaires